La réco a permis des échanges au quartier St Jean de Cambrai

  1. Ce qui nous a « réchauffés »
  • Deux jeunes croisés dans le hall (20/21ans) Valentin, voisin de palier, est heureux de me dire qu’il a trouvé du boulot dans une petite menuiserie. « En intérim jusque la fin 2020 mais j’espère être embauché parce que ça correspond à ma formation (BTS) » Je me réjouis avec lui… En terminale il a eu un gros pépin de santé (septicémie diagnostiquée en retard) plusieurs semaines d’hôpital, opération, poche provisoire qui ne l’empêche pas de retourner au lycée !

Pendant que Valentin quitte l’immeuble, je profite de l’ascenseur où m’attend l’autre jeune qui regagne le 9ème où il habite chez son grand frère, sa femme et leurs 3 enfants.

« Je connais le jeune à qui vous parliez : par le Lycée Pro mais pas dans la même branche.

Moi j’ai eu le bac pro, je ne trouve pas de boulot même si je suis prêt à prendre n’importe quoi. Je continue à chercher. Mais je n’ai pas le même niveau que V. et avec la crise… Et je suis immigré. »Je me dis : ce serait bien s’ils pouvaient se rencontrer pour discuter !

 

  • Laurette a connu Sylvie à Lourdes, il y a deux ans. Elles ont sympathisé ; toutes les deux originaires de la Sambre et connaissant Solidarité-Quartiers. Par la nécrologie de la Voix du nord L. apprend le décès de la maman de S. et voit dans le faire-part que Sylvie est aussi décédée. Choquée elle cherche à connaître les circonstances. Après plusieurs démarches infructueuses, c’est finalement une secrétaire de la mairie de Réquignies, très aimable, qui lui donne les renseignements. « Je me suis couchée en Paix »

 

  1. Le texte d’Isaïe, repris par Jean Baptiste « La voix qui crie dans le désert : Préparez la route, redressez les sentiers… » est repris plusieurs fois :
  • « Il y a des réflexes perdus qu’il faut remettre droits dans la société actuelle : deux exemples qui m’ont choqué coup sur coup. *Dans une file de magasin une personne âgée laisse tomber sa canne et n’arrive pas à la ramasser, aucune des personnes voisines

ne bouge, je me déplace pour la ramasser.**Devant la Poste, appuyée à la barrière qui canalisele flux de clients, une femme pleure. Les gens passent sans la voir ou gênés, ou indifférents… Je m’approche, elle m’explique qu’elle est incapable de monter seule les escaliers, et aller chercher un recommandé. Je vais prévenir le planton qui accueille les clients à l’entrée de la poste et les oriente vers les guichets ; il rejoint la dame sur le trottoir et après deux aller-retour et une signature de la dame celle-ci peut rentrer chez elle avec son recommandé. « Après le premier confinement on applaudissait les ‘invisibles’, le second nous a fait perdre nos regards bienveillants. »

  • Mais il ne faut pas oublier, quand le Covid a barré des chemins de solidarité, on a su aussi ouvrir des sentiers nouveaux, par exemple, pour remplacer le réveillon œcuménique et des repas partagés avec des S.D.F. par des « Boîtes de Noël » remplies de produits d’hygiène et de nourriture de fête et distribuées directement aux personnes repérées.

 

Article publié par Solidarité Quartier • Publié le Mardi 12 janvier 2021 • 66 visites

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